01 décembre 2007
The boy next door : hors série.
Vendredi.
Katie vient de m'appeler ... elle est séropositive ...
Samedi.
Katie m'a appelé ... elle est séropositive ...
Dimanche.
Une putain de fois! Une putain de fois sans capote! Un putain de week-end à ressasser, à la traiter de salope, de fille facile qui se fait sauter par le premier venu, à la détester ... mais on n'était deux, deux à faire le choix de l'excitation plutôt que celui de la protection ... 20 minutes de cul pour une vie gâchée ... On a été con ... j'ai été con ...
Lundi.
La salle d'attente du centre de dépistage est glauque, les autres patients le sont aussi. Au mur des affiches déprimantes : "Vivre avec la tri-thérapie", des brochures qui me donnent envie de me pendre, vivre avec le SIDA je ne sais pas si je pourrais.
On me donne un questionnaire à remplir : hétérosexuel/homosexuel ? sexe oral ? sexe anal ? pratiques dangereuses ? _ Je ne suis pas venue ici pour qu'on me donne des leçons de morale sur ma vie sexuelle, je veux juste faire un test HIV ... pourtant je ne suis même pas sûr de vouloir connaître la réponse._
Être séropositif c'est une chose, que ce soit écrit sur un bout de papier s'en est une autre :
Est-ce qu'ils voteraient pour que je devienne leur président de BDE si j'étais séropositif ?
Est-ce que mon numéro aurait sa place dans tant de répertoires si j'étais séropositif ?
Est-ce que les filles minauderaient devant moi si j'étais séropositif ?
Est-ce qu'on applaudirait mes plus belles vagues surfées si j'étais séropositif ?
Est-ce qu'on pourrait imaginer m'aimer si j'étais séropositif ?
Est-ce qu'Eddy m'inviterait toujours autant si j'étais séropositif ?
Est-ce qu'Eve accepterait de partager ses frites avec moi si j'étais séropositif ?
Est-ce que les filles me traîneraient encore passionnément vers les toilettes en boîte de nuit ?
Et vous, est-ce que vous continueriez à me lire si j'étais séropositif ?
Samedi 1er décembre : journée mondiale de lutte contre le SIDA, protégez-vous !
Parce que c'est le SIDA qu'il faut exclure, pas les séropositifs : www.sijetaisseropositif.com
11 novembre 2007
The boy next door : part ten.
Fin de saison pour Christian !
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Vendredi 20h30
David et Derek, des potes d'école nous ont rejoints. Ils sont tous les deux en phase de post-rupture, donc pas drôles, mais la plage, de la vodka et deux/trois jolies devraient suffire à leur redonner le sourire. Je nous donne une soirée pour oublier que nos vies "suck".
Samedi 00h30
5 garçons, 1 fille, ça ne donne pas autant de possibilités que ce qu'on pourrait penser, surtout quand la fille en question est MA Eve : les autres savent qu'ils doivent aller chercher de quoi s'amuser ailleurs. On décide donc d'aller en boîte. Eve nous fait remarquer que si c'est pour aller "pécho de la pétasse", elle préfère ne pas nous accompagner. Ça ne lui va pas d'employer des mots vulgaires, ça la fait même rougir, mais elle espère qu'en nous provoquant, on n'essaiera au maximum de ne pas lui rapporter ce genre de filles à la maison et qu'elle pourra rester la petite princesse jusqu'à la fin des vacances. En choeur et avec une mauvaise foi à peine dissimuler, on s'offusque et on lui explique que ce n'est absolument pas notre intention : dix minutes avant on pariait sur celui qui aller tirer son coup le plus vite avec une fille qui devrait être plus salope qu'intelligente ...
Samedi 01h30
Il fait chaud, Eve me demande de sortir prendre l'air avec elle, je m'exécute, je n'aurais pas du : on croise Fabiola, je baisse le regard. Sur le trottoir Eve me fixe : " Bon tu me racontes pour cette fille? ". _ Non! _
Samedi 02h30
Je l'ai faite pleurer, ce n'était pas la première fois, mais aujourd'hui j'ai vu ses larmes. Je n'ai pourtant rien dit, j'ai écouté tout ce qu'elle me disait, je l'entends encore : " Tu es devenu quelqu'un de décevant ... Tu te tapes des dizaines de filles pour te prouver je ne sais quoi, tu les choisis de la manière la plus superficielle possible comme ça si elle te jette tu peux dire "au moins elle était bonne". Tu es devenu le mec de base, celui qui se fout de tout "parce qu'il est jeune". A 25 ans tu ne penses pas que tu as un peu passé l'âge? [...] Une petite Américaine rondelette s'est foutue de toi, et après? Ça fait 5 mois, passe à autre chose ! [..] Plus rien ne te touche, tu ne laisses même plus les gens faire partie de ta vie ... Tu ne me laisses plus faire partie de ta vie ...". Je n'ai fait aucune objection, elle avait sans doute raison, mais je n'avais pas envie de l'admettre, pas ce soir.
Ses yeux se sont mis à briller, elle a fondu en larmes. Elle, d'habitude si fière, mon silence l'avait faite céder. Elle m'a regardé une dernière fois, attendant sans doute un mot de moi. Je n'ai rien prononcé, elle est partie. Cette fois-ci je n'avais pas envie de lui courir après, je suis retourné dans la boîte.
Je viens sans doute de la perdre, je ne ressens rien.
Samedi 04h00
Dans la bouche d'une blonde, je commence à penser à Eve. Il m'a fallu cinq vodkas et une fille un peu vulgaire pour me sentir affecter par ce qui vient de se passer. Cette dispute, c'était du n'importe quoi, elle a dit toutes ces choses vraies, je n'avais pas envie de les entendre, elle voulait que je m'excuse, je ne l'ai pas fait, et maintenant tout ce qu'on retiendra c'est que j'ai tout gâché. Elle devrait pourtant savoir que si je suis distant en ce moment ça ne change rien entre nous, que malgrè les apparences mon côté "old school" fait que mes amitiés seront toujours ce qui comptent le plus pour moi, qu'elle aura toujours sa place dans ma vie _ aussi casse couilles soit-elle _ ... Elle devrait savoir, ou peut-être pas. A ne plus rien dire, à ne plus me confier, je change au yeux des gens, ils ne voient plus qu'un "petit con" qui ne se soucie plus de rien, ils n'arrivent plus à croire qu'au fond je suis resté le même. Et à laisser cette pétasse s'atteler à son travail, je m'enfonce dans ce rôle de connard. Peut-être que je devrais me priver de ce moment de sexe moyen et aller retrouver mes potes, revenir aux sources, discuter autour d'un dernier verre, faire le tour de nos souvenirs, et s'imaginer notre futur ... Enfin si Eve veut encore me parler.
Je repousse la blonde, m'excuse, elle ne comprend pas. Je sors, pas loin un vendeur de frites est encore ouvert _ "un désolé" avec une barquette de frittes/mayo, ça passera toujours mieux! _ Mon "cadeau" à la main, je me dirige vers la villa, je prépare mon texte, les excuses n'ont jamais était mon fort. Je veux juste lui faire comprendre que malgré tout elle reste ma ptite "pouet pouet", ma préférée...
Samedi 04h45
J'arrive enfin, Eddy dort devant la télé, je le réveillerai plus tard. Je monte, il n'y a pas de lumière dans la chambre d'Eve, j'hésite à aller la réveiller mais j'ai trop envie de lui faire un gros câlin de réconciliations. J'entre, m'approche de son lit : sa chambre est vide. Je l'entends rire, puis des pas vers la cuisine. Je sors, elle est là, une bouteille d'eau à la main, pour seul vêtement le pull à l'effigie de mon école, pas le mien. Elle avance vers moi, à mon niveau ses yeux se plonge dans les miens, avec un mépris dont je ne la connaissais pas capable, elle continue son chemin, puis pousse la porte d'une chambre ... celle de David.
J'ai l'air con avec ma barquette de frites ... On ne m'y reprendra plus ...
Toutes des putes ... Eve la première ...
18 octobre 2007
The boy next door : part nine.
Après quelques mois d'absence ... Christian is back !
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Les mojitos d'hier m'ont tué, mais je crois qu'Eve a décidé de m'achever. Elle entre dans ma chambre, se couche face à moi, me fixe, elle sait que je fais semblant de dormir. Elle pousse un long soupir, elle a envie de parler, je cède, ouvre un oeil, elle me dit bonjour d'un sourire puis se lance : " J'ai envie de frites ..." _Tu ne voudrais pas avoir envie de moi plutôt?_ elle me laisse deviner la fin de sa phrase, j'hésite entre " tu m'accompagnes?" et "tu vas m'en chercher ?". A notre rencontre j'aurais sans doute essayé une réponse comme : " Il est 10h, ce n'est pas raisonnable.", mais après avoir partager plusieurs petits déjeuners avec Eve à base de pizzas et de coca, je sais que je ne pourrais pas négocier avec l'argument diététique. Sous ma couette, je suis le plus heureux des hommes, mais elle me fait son truc avec ses cils : elle les bat super rapidement puis me regarde avec ses grands yeux verts, je n'arrive pas à lui dire non. _ Traitresse, elle connait mes faiblesses, je craque._ " Laisse-moi, 10 minutes.", elle me dépose un baiser sur la joue puis se lève, heureuse comme une enfant à qui on aurait promis une poupée, sur le seuil de la porte elle se retourne : "Dépêche-toi, j'ai faim.", et moi besoin d'une aspirine.
Je devrais penser à lui demander qu'elle me montre ses seins quand je cède à ce genre de caprice ...
Vendredi 10h20.
Nous voilà partis à la recherche d'un marchand de frites, le matin ils se font rares. On finit par faire la queue devant une petite baraque, les vendeuses n'ont pas l'air d'être pressée, Eve râle, s'impatiente : "Si la grande brune arrêtait de te fixer, elle pourrait peut-être servir les clients. Tu la connais?". A première vue non, mais si on lui retire sa casquette et ce vilain uniforme, elle me dit peut-être quelque chose : c'est Fabiola.
C'est fou ce que le rhum peut rendre une fille sexy, en plein jour et sans alcool, je serais presque tenté de dire que Fabiola est répugnante : elle est rondelette, sa peau est grasse, ses cheveux aussi, et à côté d'elle la blonde platine d'Eddy semble jolie. A jeun, je n'assume plus du tout notre partie de jambes en l'air, j'essaie d'oublier que le tas informe qui lui sert de corps était encore nu entre mes mains il y a six heures. J'évite de la regarder, je suis gêné surtout qu'après notre soirée d'hier, je pensais qu'elle m'aurait ignoré, mais malheureusement non, elle me sourit.
La queue avance, je ne veux pas affronter Fabiola, je serai obligé d'avouer à Eve que je me suis tapée une fille qui sent la friture, je ne peux décemment pas lui imposer ce genre de confidences. Je propose à Eve d'aller manger un panini ailleurs, mais elle n'en démord pas, elle a envie de frites, elle n'est jamais aussi têtue que lorsqu'elle parle de nourriture. Nous sommes les suivants.
Fabiola nous sert, elle attend que j'engage la conversation, je laisse Eve parler. Au moment de me rendre la monnaie elle m'envoie un "On se revoit ce soir?", sans aucune hésitation je lui réponds "On se connaît?", elle hausse les sourcils : "Hier soir au bar ...", je ne la laisse pas finir : "Oui comme des dizaines d"autres personnes, vous devez vous tromper.". Avant qu'elle n'ait eu le temps d'ajouter quoique ce soit, j'attrape Eve par la taille et nous partons, elle ne pose aucune question, ses frites monopolisent toute son attention.
Je sais, je suis un goujat, mais elle, elle est moche ... Ca se vaut !
Vendredi 11h05.
Oui je me suis tapé un boudin, oui c'est elle qui m'a abandonné sur la plage comme un vieux jouet, oui j'ai manqué de classe mais si mon égo en a pris un coup au moins ma réputation reste sauve.
14 juillet 2007
The boy next door : part eight.
Eve dort, complètement recroquevillée sur la banquette arrière, on dirait presque qu'elle est souple ... A vérifier si je me retrouve au lit avec elle ... on sait jamais, ça arrivera peut-être. Je devrais sans doute aider Eddy et Ethan à décharger la voiture, enfin surtout les 2 valises de 15 tonnes d'Eve, mais la plage au lever du soleil, y'a rien de mieux pour me faire rêver, je ne peux pas louper ça.
J'écoute les vagues, on doit être trois en tout sur ces centaines de kilomètres de plages, il ne me manque plus que ma planche et je ne ferai qu'un avec l'eau, bon ok ça sonne un peu comme une réplique de "Point Break", et pour les autres c'est sans doute un peu surfait comme image mais ... c'est tellement grisant cette sensation quand je suis dans l'eau : je me sens ridicule, à la mercie de ce géant salé et pourtant j'essaie toujours de le maîtriser : je chute, je bois la tasse, je glisse, je me blesse, mais je remonte toujours dans l'espoir de pouvoir, ne serait-ce qu'une seconde, le dominer.
Je pourrais parler des heures du surf, j'ai 15000 anecdotes sur le sujet, mais quand je commence j'ai l'impression d'être Jean-Claude Van Damme dans le regard des gens ... Il faut le vivre pour le comprendre.
Jeudi 18h
Il y a eu cette énorme vague : je prends de la vitesse, bottom turn (virage en bas de la vague et prise de vitesse), je remonte vers la lèvre ... et là : HUUUUUUUUGE JUMP ... Je sors de l'eau, croise quelques regards, ils ont l'air impressionnés : la fierté c'est plutôt agréable comme sensation. Il y a des jours comme ça où je suis content d'avoir sorti ma planche ...
Être la star de la journée ça épuise, je file sous la douche. Eve sort de la salle de bains, sous une épaisse couche de biafine, elle est rouge comme une écrevisse : "Je t'avais dit de mettre de la crème solaire Pouet Pouet." Elle râle : "Tu sais bien que je dois brûler pour pouvoir bronzer.". Il faut souffrir pour être belle ... et avoir un cancer?
Vendredi 00h
Faisons un début de Week-end classique : le bar cubain s'impose. Un mojito, deux mojitos, trois mojitos, Eddy part sans réfléchir à la rencontre d'une petite blonde platine, je l'imagine déjà regrettant le lendemain : sans alcool et à la lumière du jour, elle fait parti de ces filles qu'on veut oublier, même si sa couleur de cheveux vaut un bonus de 10 points. L'alcool n'a pas réussi à anesthésier les coups de soleil d'Eve, elle m'abandonne avec Ethan, pour aller retrouver son lit. Il est l'un de mes meilleurs potes, mais ce soir j'avoue que son côté en couple mais surtout fidèle, qui le pousse à prendre racine sur la banquette, me gonfle. Si il n'y avait que des boudins sur la piste de danse ça ne me gênerait absolument pas de parler de son avenir professionnel, mais là : il y a cette jolie brune qui me sourit ...
Vendredi 02h
Sans doute à cause de mon mutisme intensif, Ethan est rentré. Eddy, lui, est parti depuis 20 minutes aux toilettes avec sa bimbo.
Elle, elle, s'appelle Fabiola, elle est Brésilienne, je ne suis pas fan de son look poom poom short et micro débardeur, mais elle danse la salsa merveilleusement bien, c'est fou comme un corps qui ondule parfaitement sur la musique vous fait oublier les autres défauts. Au rythme des percussions, nous jouons l'un avec l'autre, nos lèvres s'effleurent, puis nous nous repoussons, je l'attire vers moi, elle se cambre en arrière, elle rit, je la veux.
Vendredi 04h
Le bar ferme, j'ai complètement perdu Eddy, peu importe : Fabiola a sa main dans la mienne. Elle m'entraîne vers la plage. Sur le sable, elle nous éloigne de la foule qui a décidé de faire son after au bord de la mer. Nous marchons plusieurs mètres puis sans savoir pourquoi, elle s'arrête et se décide enfin à m'embrasser. Tout s'accélère, elle qui s'était faite désirer si longtemps est maintenant à moitié nue, je n'ai même pas le temps de me demander ce que je pense de la situation qu'elle est déjà accroupie à mes pieds et me retire mon pantalon. Totalement déstabilisé, je la laisse faire, elle me déshabille, m'allonge, me fait l'amour, tout est tellement rapide, bestial, que je ne sais même pas si j'apprécie. Puis dans un long soupir de plaisir, elle s'arrête, me regarde, sourit, en moins d'une minute elle a remis ses rares vêtements, m'a embrassé sur la joue, puis est partie.
Je n'ai rien compris. Ce soir j'ai été une garçon facile, je me sens utilisé ... j'aime ça ...
14 juin 2007
The Boy next door : part seven.
Mercredi 7h
Elle dort encore, je vais devoir la réveiller, je ne veux pas qu'elle croise mes parents. Si Katie est la maitresse rêvée, elle n'est pas vraiment le genre de fille que j'ai envie d'amener au petit déjeuner familiale. Un peu trop vulgaire, pas assez discrète, pas très intelligente, mais elle a tout ce dont j'ai besoin en ce moment. J'ai rencontré Katie, peu de temps après qu'ELLE m'ait quitté, j'avais juste besoin d'affection, Katie en avait à revendre, elle n'a jamais demandé que notre relation aille plus loin qu'une partie de jambes en l'air, et de toute façon j'en suis encore incapable, en échange j'ai eu l'honnêteté de ne lui faire aucune fausse promesse. On se voit, on couche ensemble, on se quitte et on ne se donne aucune nouvelle jusqu'à la fois suivante, c'est devenu notre petit rituel.
A quoi ça m'avance? Je pourrais répondre que je ne suis qu'un homme et que j'ai des besoins, c'est en partie vrai, mais avec Katie, c'est un peu plus que ça, elle m'a connu quand je n'étais plus qu'une loque pathétique qui pleurait sur son sort parce qu'elle venait de se faire quitter, à travers ses yeux je me suis senti désiré, intéressant, j'avais besoin d'avoir l'impression qu'on pouvait m'aimer, et à ce petit jeu là, Katie est plutôt douée.
Mercredi 8h
Katie vient de partir. Je crois que j'aurais voulu qu'elle reste un peu plus, avec elle je me sens bien, je retrouve confiance en moi. Bon, je ne me vois pas vivre avec elle, elle est loin d'être parfaite, mais au moins elle flatte mon égo, et sa présence efface l'espace d'un instant tous mes souvenirs glauques que j'ai avec ELLE. Le problème : dès que je claque la porte derrière Katie, tout me revient.
Je suis pire qu'une fille, je me fais quitter, et je pleure des mois sur une relation qui n'avait pas grand chose de magique. Allez on réagit_ ELLE est rondelette, pas très maligne, à plus de 8000km de moi et accessoirement elle m'a laissé ce goût amer dans la bouche d'avoir été pris pour un con. Comment peut-on aimer ce genre de ..._
Je crois que l'autopersuasion ne marchera pas aujourd'hui, je l'oublierai demain. Là j'ai cours.
Mercredi 18h
Fin des cours, début du Week-end prolongé. J'appelle Eve, on part ensemble à la plage, enfin si sa valise ne vole pas ma place dans la voiture. J'omets de lui parler de ma petite parenthèse avec Katie. Depuis peu je m'autocensure, il ne faudrait pas que Miss Sentimentale ait une trop mauvaise image de moi, et je ne la sens pas trop prête à adhérer au club des "plans cul juste pour le plaisir". Quand il m'arrive de lui en raconter un, elle s'offusque deux secondes, me demande ce que ça m'apporte, puis me dit que ça ne la regarde pas, pour enfin soupirer, c'est encore pire que si elle me faisait la morale. Alors ma soirée avec Katie n'existera pas, je n'ai pas envie d'avoir encore un point négatif dans ceux que m'attribuent Eve, même si j'aime à penser qu'une partie de sa déception est due à de la jalousie, parce que quand je trompe mes copines avec elle, elle est tout de suite beaucoup plus tolérante. Donc maintenant je me suis crée un CSA des confidences avec un petit rond vert pour les choses "interdites aux oreilles d'Eve".
Et puis, qui a dit que l'amitié, c'était vraiment tout se raconter, il faut bien laisser un peu de mystère, nan?
Bon, je raccroche, on part dans une heure, il faut encore passer prendre Eddy et Ethan, avant Eve. Puis l'espace d'un Week-end, nous irons : "Vivre, rêver, surfer ..."
08 juin 2007
The boy next door : part six
Mardi 19h
"Bonjour, Christian, 24 ans, je suis célibataire depuis 2h et ... ça va ..."
On se fait un petit flashback?
16h, fin des cours, Emma m'attend, elle m'embrasse. Je hais sa manière de le faire, j'ai l'impression qu'elle essaie de m'étouffer avec sa langue, je n'aime pas ses lèvres, elles sont trop fines, trop sèches, et surtout, je déteste sa façon de me regarder quand j'arrive enfin à m'éloigner. Elle veut qu'on aille prendre un verre, je cherche une excuse, je n'en ai aucune _ Ok, mais pas plus d'une demi-heure._
Je prends un sex on the beach, oui il est 16h, et alors? Il me faut bien ça pour supporter les déblatérations d'Emma. Elle parle, elle parle, elle parle, ça ne me dérangerait pas ... si ce n'était pas pour ne rien dire! Elle me raconte sa vie, qui est encore plus ennuyeuse que la mienne, elle rit de ses blagues, qui ne sont même pas drôle, elle essaie de m'investir dans ses projets, alors que j'espère que dans une semaine on ne se fréquentera plus. Et puis il y a son visage, ce truc quand elle tord sa bouche à la fin de chaque phrase, elle trouve ça sexy, je trouve ça ... eurk. Mais comment fait-elle pour si mal assortir ses vêtements? Elle pourrait au moins se coiffer correctement quand elle me voit, que je n'ai pas l'impression de me trimbaler un torchon. On ne peut pas sortir avec un torchon, enfin je ne peux pas.
"Dis tu m'écoutes là?"_ Non, désolé je suis trop occupé à faire la liste de tous tes points négatifs._
"Oui, mais il faut que je te parle de quelque chose." _ je prends une grande inspiration, j'attends 30 secondes, espérant qu'une des rares qualités d'Emma me saute à la figure. 3...2...1...0, c'est officiel Emma est un petit être fait de choses insuportables. Je me lance._
"Tu sais Emma, j'ai l'impression que je ne t'apporte rien ... c'est pas toi le problème, c'est moi ... je me sens pas prêt à m'investir ... il faut que je me consacre à mes études... je ne mérite pas une fille comme toi ..." Je lui tiens la main, lui souris. Je suis presque crédible.
J'aurais pu écrire "le guide des phrases bateaux pour rompre" rien qu'avec cette conversation, pourtant ça marche, elle me regarde tendrement, me dit qu'elle comprend, qu'elle espère qu'on restera ami et que je suis vraiment quelqu'un de bien. On se quitte en se faisant la bise, elle est tellement gentille, je me sens presque coupable, ça dure 10 minutes parce qu'après ça je me sens soulagé, ce qui ne dure pas plus de 15 minutes ... maintenant je me sens ... célibataire.
Mardi 21h
4h que je suis célibataire et ça va, aucune palpitations, aucune bouffée d'angoisse, je n'ai pas perdu l'appétit et ce soir je n'aurai pas le petit sms d'Emma qui me donne la nausée.
Quoique... Mon téléphone sonne, c'est Katie, elle est sur Paris._Passe chez moi._
En attendant, j'ouvre une bouteille de champagne, une rupture ça se fête, non?
Katie arrive, je lui tends une coupe, elle m'embrasse ...
Ce soir je suis célibataire peut-être, mais pas seul ...
25 mai 2007
The boy next door : part five.
Les jours passent, se transforment en semaines, en mois, puis en années. Je n’ai que 24 ans et pourtant j’angoisse quand je vois que les heures de ma vie s’écoulent si vite, comme un vieux j’ai peur qu’il ne me reste pas assez de temps pour accomplir tout ce que j’ai prévu. Mais c’est peut-être là que se situe le problème, j’ai sans doute trop prévu et pas assez agi, du moins pas agis comme il aurait fallu. Et s’il suffisait que j’arrête de rêver ma vie, que je la vive un peu plus, que j’arrête de penser qu’elle serait différente si j’avais avancé au lieu de reculer ce jour-là, que j’arrête de me construire des regrets en pensant qu’une parole, un acte aurait tout changé, pour enfin profiter de tout ce que j’ai construit, de cette existence que je me suis fabriquée. J’ai souvent cette impression que je n’ai rien achevé dans ma vie, que je n’ai rien fait de concret, mais au final c’est peut-être parce que j’ai été trop gâté que je n‘arrive pas à me satisfaire des plaisirs que je croise : j’ai une famille, des amis, une vie plutôt sympa, j’ai aimé, j’ai été heureux, je le suis même encore un peu ; bon tout ça n’a pas encore atteint son apogée, mais je n’ai que 24 ans … Est-ce que je dis ça pour m’en convaincre ?Eternel insatisfait ?
Eddy sonne, attention début de ma session « entre hommes » du week-end.
« Alors, t’as couché avec Eve ? » Bizarrement cette question m’agace. Je ne réponds pas.
De toute façon il ne me demandait ça que pour être poli et pouvoir sans complexe commencer à me raconter sa vie.
Lundi : fille n°1, une fille de sa fac dans les toilettes, pas très jolie mais « qu’est-ce qu’elle suce bien !!! », bonus toilettes = + 10 points.
Mardi/Mercredi : son officielle, aucun bonus.
Jeudi : sa maîtresse officielle, aucune folie = pas de bonus.
Vendredi : deux barmaids de la boîte, bonus binôme + bonus personnel de boite(X2) = 50 + 20(X2) =90 points.
Samedi : fille n°2 (ou 4 sans compter les officielles ou 6 avec les officielles), levrette sur le capot d’une voiture dans une petite ruelle sombre, bonus voiture + bonus exhibitionnisme+bonus glauque = 20+30+30 = +80points.
Dimanche : repos, « on n’est pas des animaux non plus !!! ».
Total semaine : 180 points.
J’abandonne l’idée de rattraper Eddy un jour. Est-ce que je l’admire ? Quand je joue mon mâle primaire, j’avoue que le nombre de ses conquêtes me fait rêver, mais qui dit quantité ne dit pas toujours qualité et quand il me dit « celle-là, elle avait du en voir passer des bites, elle était blonde mais il restait des poils bruns du précédent » , je suis content d’avoir un compte nul cette semaine .
Le problème avec le sexe sauvage, c’est que quand on en prend l’habitude, presque plus rien ne vous choque, et si notre conversation, à force de détails trop précis, me donne la nausée, Eddy, lui, continue inlassablement de picorer dans le sachet de chips. Je crois que je reste le plus fleur bleue des enculés, enfin quand je vois Eddy j’arrive à m’en convaincre, on dira qu’il est mon objet de déculpabilisation, il a toujours fait 10 fois pire.
Dimanche 23h :
Il part, sur le seuil de la porte il me parie 50€ que la semaine prochaine il fera plus de 200 points, je ne le suis pas, il va forcément gagner.
Au lit, Eddy est un enculé, mais au moins gâce à lui, je me couche en gentleman …
23 mai 2007
The boy next door : part four.
Vendredi 19h
J’attends Eve, elle n’a qu’une heure de retard, on est en progrès. Elle va encore arriver avec un sac de voyage rempli alors qu’elle reste à peine deux demi-journées, elle aura passé 12h à choisir sa tenue pour finalement revenir à celle sur laquelle elle s’était penchée au début, elle aura essayé une dizaine de coiffures pour finalement laisser ses cheveux tomber naturellement… Elle sera jolie…
Elle arrive enfin, elle a monté et redescendu trois fois mes escaliers avant de se souvenir quel est mon étage ; ses joues sont toutes rouges, elle me sourit gênée : « Je ne sais jamais si tu habites au premier ou au deuxième … ». On file dans ma chambre, elle commence à gigoter dans tous les sens, à fouiller partout _ Faudra que tu me donnes le nom de tes vitamines un jour_ elle s’arrête finalement pour venir s’asseoir sur mes genoux. Elle me fixe, fait une drôle de moue avec sa bouche, approche son visage du mien … le recule en souriant. Ce qu’elle veut, je ne le sais pas et finalement, elle, le sait-elle vraiment …
21h
Après une longue discussion faite de platitudes en tout genre : on bouge, Resto ? Japonais ? Ups, où est cette foutue carte bleue ? Elle va pas apprécier que je lui fasse le coup de la carte bleue, elle râle, sans doute la chose qu’elle sait le mieux faire au monde, je négocie _ Je me rattraperai lapin, je t’invite la prochaine fois_ Elle cède …
On s’assoit dans le métro, elle pose sa tête sur mon épaule, face à nous une grand-mère sourit : d ‘apparence on fait très petit couple modèle, mais en réalité on se tourne autour depuis 3 ans sans qu’il n’y ait jamais rien de concret : laissant toujours traîner une légère ambiguïté mais ne sautant jamais le pas qui ferait de nous de vrais « amoureux ».
Est-ce qu’on serait bien ensemble ? J’ai envie de penser que oui … elle me certifie que nan. Si je lui dis que j’aimerais être avec elle, elle me répond que je ne la supporterai pas, je lui rappelle que c’est ce que je fais depuis 3 ans, elle ajoute qu’elle ne veut pas prendre le risque de perdre notre amitié … Elle recherche le Prince Charmant, quelqu’un qui l’aimera à la folie pour toujours et avec qui elle écrira « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », je ne peux que m’incliner devant cet argument car aujourd’hui encore plus qu’hier je ne me sens pas l’âme de ce garçon parfait qu’elle voit en rêve et avant de pouvoir construire un « nous » sérieux il faudrait d’abord que je reconstruise ce moi qu’Elle a brisé le mois dernier. Eve gagne donc le match d’argumentation : elle ne supporterait pas que je la déçoive, je ne supporterais pas de la blesser et ce vendredi les paris sont à 10 contre 1 que je la ferai pleurer…
Malgré tout, ce soir-là elle finira par m’embrasser et se blottira dans mes bras avant de s’endormir, elle passera la nuit lovée contre moi pour repartir le lendemain comme si de rien n’était …
Il y a certaines choses que j’ai arrêté d’essayer de comprendre … Eve ?
21 mai 2007
The boy next door : part three.
Mardi 18h
Suis sur mon pc : Et si je triais mes photos ? Hum créons un dossier « favorite pictures » : les trois quarts sont des clichés d’Elle ; toutes les deux semaines je reclasse mes photos ; ça me donne une excuse pour regarder un millième fois son visage me sourire. Allongée sur son lit, Elle me contemple amoureusement, chaque fois que je regarde cette image j’ai envie de lui crier « je t ‘aime », mais je ne le ferai plus … Quand Elle m’a quitté, j’ai reçu en pleine figure toutes ces déclarations que je lui avais faites, tous ces mots doux que je lui avais murmurés, mais aussi tous ces rêves que j’avais faits de nous : j’ai eu mal, j’ai encore mal, j’essaie de lui en vouloir pour ça mais étrangement c’est à moi que j’en veux. Pourquoi ? Pour tout ce que je n’ai pas fait, pour peut-être avoir trop parlé, pour l’amoureux que je ne veux plus être, pour l’être froid que je deviens … que j’essaie de devenir.
Dure constatation : je n’ai plus envie d’aimer.
20h
Après délibération du jury, il a été décidé que je sortais ce soir, les votes ont été très serrés ; la partie adverse ayant appuyé sa plaidoirie sur le fait que Madame E. serait présente, mais le procureur général a très justement rétorqué que l’individu E. ne serait pas la seule sur les lieux et qu’il était envisageable qu’une éventuelle remplaçante pointe le bout de son nez, il a mis en avant l’argument du « Et si … » face auquel le jury n’a pu rester insensible. Et si … cette soirée pouvait changer ma vie …
00h
Un verre … deux… puis trois, on lève les rares inhibitions qu’il me reste. Objectifs de la soirée : Mission n°1 : éviter au mieux Emma. Mission n°2 : rencontrer un maximum de personnes intéressantes et accessoirement m’amuser. Mission n°3 : si la n°2 échoue, boire au plus pour essayer d’oublier que j’aurais été mieux chez moi. J’aime le son qui passe, s’il n’y a pas de sexe ce soir, il y aura au moins de la danse ; ma cavalière : et si nous prenions la jolie Jess ? Bon choix ! Nous nous lançons sur la piste, nos deux corps se frôlent et ondulent au rythme de la musique : certaines diraient qu’il est indécent de danser de la sorte avec une autre fille quand votre copine « officielle » se trouve au même endroit, je réponds : Si Emma peut se rendre compte seule qu’elle n’est pas la fille qu’il me faut, ça m’évitera de lui dire.
Jess est jolie, j’aime quand elle me regarde, me sourit , j’adore la façon dont elle danse, se comporte mais il y a quelque chose qui me gène : c’est un peu comme quand vous voyez une super fringue dans une vitrine mais dès que vous l’essayez elle ne vous plait plus … C’est un peu ce qui m’arrive à chaque fois ces derniers temps quand je rencontre une fille …
Il est tard, mon lit m’attend, je dois d’abord passer par la case Emma : « Je t’ai pas vu une minute ce soir ? Tu devrais être encore plus proche de ces filles ? Tu te fiches de moi ? » Une seule réponse : Oui, celle prononcée à voix haute : On en reparle demain ?
19 mai 2007
The boy next door ... Part two
Lundi 7h
Putain de réveil !!! Je vais en cours/j’y vais pas ? Allez on se motive : ça fait longtemps que j’ai pas vu Monsieur Beaulieu. Il fait beau : jean/polo (col relevé), le reste sera dans l’attitude.
Lundi 8h30
Arrivée à l’école : Hi Dude, sympa ta coupe de cheveux (pour une soirée année 80), Hum, salut Béné, jolie ta nouvelle jupe (dommage que tu sois un soupçon trop enrobée pour ce genre de modèle) ! Deux trois poignées de main, un grand smile, une petite attention pour chacun : Mon modèle : Steve dans sa grande période au début de Beverly Hills.
Début des cours_ Milieu des cours _ Fin des cours.
Sortie : Une soirée demain ? Hum, faut que je vois ; points positifs : Diane, Helena, Margot, Anne, Julie and co _ points négatifs : y’aura Emma et y’aura Emma … So we’ll see.
Lundi 18h
Bilan de la journée : néant, rien de bon et de la fatigue en plus.
Je m’écroule sur mon lit, regarde mon plafond, pense à Elle … Mon portable vibre, texto d’Emma : t’as pas encore compris que c’était pas à toi que je pensais !, je crois qu’elle a pris un forfait spécial pour moi, qui l’autorise à m’envoyer 10 messages gnangnan par jour. Contenu du texto : « pense à toi très fort, attends toujours que tu me dises la même chose », Hum je pense que ça va pas être possible. Il faut être honnête des fois, moi je veux juste être amoureux et pour le moment on dirait qu’il y a une force supérieure qui s ‘efforce de m’en empêcher … Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah pourquoi moi ? Je suis pas difficile : je veux juste une fille jolie (brune et peau mate si possible), un minimum intelligente et cultivée, sociable et qui soit un peu comme moi … Je suis peut-être un peu difficile en fait, mais bon Emma est un peu trop Emma à mon goût … Alors pourquoi je reste avec elle ?Peut-être à cause de cette impression qu’elle a plus de qualités que la solitude ? A méditer …
Lundi 22h
Portable vibre bis : Ouf c’est pas Emma ! C’est juste le coup de fil hebdomadaire de Eve, eh oui, un rituel depuis presque 3 ans, c’est parti pour minimum 1h, je suis de bonne humeur, je tiendrai le coup : Hi coquine, ça farte ? Je l’entends sourire, début de conversation bateau, on va bien tous les deux, elle est toujours avec son copain : Mais jète-le ! Je suis toujours avec ma copine : Mais quitte-là ! Réponse commune : Je peux pas ! A croire que de nos jours, la rupture ça ne se fait plus. On parle de tout et de rien, tour à tour elle me fait rire : t’es bête, m’étonne, m’agace : bon c’est bon t’as fini là, me comprend ou pas, elle passe successivement de 8 à 45 ans d’âge mental, elle me parle de sa vie, me fait parler de la mienne, on parle de nous : Le « nous » qu’il y a eu, le « nous » qu’on a imaginé, le « nous » que nous allons devenir, le « nous » qu’il y aurait pu avoir … Il est tard, Si on allait au lit ? , à l’unanimité c’est une bonne idée : Bonne nuit lapin/Bonne nuit beau brun.

























