28 avril 2007
Le jour où Peu s’est enfuie de son couvent :
La camionnette bascule dans le ravin, Projetant Peu contre le volant…Sonnée, elle ouvre ses yeux avec peine, mais juste assez pour apercevoir la silhouette d’un corps de femme……nue ?!!!…
Episode 10 : Adam et Eve. Peu cligne des yeux. Son esprit lui joue t-il des tours ? Que nenni… Croix
de bois croix de fer (si elle ment elle ira en enfer), c’est bien une femme nue, dans son plus simple appareil, qu’elle voit sortir de la pénombre. Avec pudeur, celle-ci se retient les seins et contourne la petite voiture blanche qu’a percuté Peu. Elle ouvre la portière arrière. Un homme en sort. Nu. Lui aussi. Peu détourne les yeux… Elle n’a jamais vu un corps d’homme de si près. Elle n’a jamais vu de corps d’homme tout court d’ailleurs… Erk… Elle n’imaginait pas CA comme ça… Le couple se rhabille vaguement. La femme s’approche du ravin, enveloppé dans une chemise d’homme.
- Je peux vous aider ?! Vous n’avez rien de cassé ?
- Non, non tout va bien, affirme Peu, plus choqué par cette vision virile que par l’accident lui-même.
- Je suis désolée… Ca nous a prit d’un coup. Ca ne nous arrive pas souvent alors quand ça vient, hein…Ca vient…
- Oui, oui la coupe Peu qui ne veut rien savoir.
« L’ignorance est le secret de l’innocence », lui avait confié Sainte Rita, un jour qu’elle lui apparut en rêve. Peu voulait rester innocente, mais le monde autour d’elle semble en avoir décider autrement…
- Venez que je vous aide…
La femme se penche et ouvre la portière passager avec difficulté. Peu parvient à détacher sa ceinture, agrippe le bras de la femme et s’extirpe de la camionnette coincée dans le ravin. Ses jambes tremblent un peu mais elle n’a rien.
- Margueritte, se présente la femme dans un sourire franc.
- Peu, lui répond Peu sans pouvoir vraiment la regarder dans les yeux.
L’homme s’approche d’elles. Il finit d’attacher le ceinturon de son pantalon et évolue torse nu avec une aisance rare.
- Et je vous présente Philibert.
- Enchanté mademoiselle, annonce t-il d’un air presque hilare
- Peu.
- Nous sommes absolument désolés de cet accident et nous en prenons l’entière responsabilité, reprend Margueritte. Il est évident que nous ferons jouer le constat en votre faveur…
Un constat ? Il faudrait donc présenter un permis ? Des papiers ? Une sueur froide prend Peu. Une idée. Vite.
- C’est pas grave… Y’a pas de mal à se faire du bien, hein ! lance Peu en désespoir de cause.
Philibert lui renvoi un clin d’œil libidineux. Mon Dieu.
26 avril 2007
Jérusalem
Jérusalem
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Aimez-lez...!
24 avril 2007
Oui c'est du tapage nocturne à 4h du mat' et alors?
Tapage nocturne
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23 avril 2007
Anniv Peu 21ans au bar "le 138"
Anniv Peu 21ans au bar "le 138"
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Quand Lys&Lô travaillent
Quand Lys&Lô travaillent
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20 avril 2007
Lô : une voisine pas comme les autres.
Episode 2 : Le déménagement.
14 cartons, 5 valises, deux lampes, un fauteuil/ 4 étages à monter, pas d’ascenseur, les deux petits bras de Lô et Thomas qui s’est juste proposé pour déposer les affaires devant le bâtiment. Vite une idée : quand certaines auraient téléphoné à leur papa ou encore pris leur courage à deux mains, Lô, elle, défait un bouton supplémentaire à son petit chemisier, dépose un peu de gloss sur ses lèvres et s’élance vers l’entrée de l’immeuble : 85 garçons, il y en aura bien un pour l’aider. Alors qu’elle va pour ouvrir la porte un coup de sifflet agresse ses oreilles, et s’il y avait mieux que 85 garçons ? Une équipe de football américain par exemple ?
Tous les jeudis matins, le coach Durane Durane avait l’habitude de faire faire à son équipe de « poulains » le tour du campus. « Déménager est un sport ? » pensa Lô. Elle s’avança vers l’allée qui longeait sa résidence, le coach y roulait dans une voiturette pour le golf. Dans son mini micro short, elle posa telle une pin-up faisant du stop, Durane Durane ne pouvait que s’arrêter.
« Je peux vous demander une faveur ? », Lô ajouta à sa question un large sourire et fit papillonner ses yeux.
Il aurait fallu être un monstre ou peut-être homosexuel pour refuser, heureusement pour Lô le coach n’était rien de tout ça, du moins jamais avec les charmantes demoiselles en détresse. Deux coups de sifflet plus tard, 30 colosses s’étaient répartis tout le mobilier et les affaires de Lô, elle les guidait dans le bâtiment. Arrivés dans la chambre, les numéro 10 et 22 avait pris en charge la réparation de l’étagère, les 14 et 16 mettaient en place les tringles pour les jolis rideaux de Lô, quant aux autres : ils déballaient les cartons. En 1 heure tout était en place, le numéro 25 devait repasser pour lui installer internet et par chance le numéro 8 avait un mini frigo à lui prêter. Lô réajusta ses seins avant de remercier encore une fois le coach Durane Durane.
Au final, son déménagement lui avait coûté : une invitation au restaurant par les numéros 6, 9, 11, 16, et 24, une invitation au cinéma par le 2, 5, 13, 14 et 22, et elle s’était engagée à aller prendre un verre avec le 3 et le 8. Heureusement pour elle, le reste de l’équipe sortait déjà avec des pompoms girls très jalouses ou bien se posait des questions sur les émotions qu'ils ressentaient dans les douches collectives. Lô espérait qu'elle arriverait à honorer ses dettes avant la fin du mois ... Il restait encore une équipe de volley, de handball, de trampoline etc., sur le campus ... et l'année universitaire ne comptait que 9 mois ...
14 avril 2007
Le jour où Peu s’est enfuie de son couvent :
Pendue par les bras à une corde de couvertures, à 2m du sol, les fesses en l’air, la tête en bas, les cheveux aux vents et sa médaille entre les dents, Peu se dit que Dieu cherche peut-être à lui faire payer quelque chose… Elle ne lui soupçonnait pas un tel sens de l’humour…
Episode 9 : Drôle d’endroit pour une rencontre.Aurélien écrase sa clope sous sa chaussure. Peu soupire de soulagement. Tous ses muscles se convulsent sous la douleur. Il retourne à l’intérieur. Par sécurité Peu attend encore quelques instant. Elle n’en peut plus. Elle croit entendre ses pas dans les escaliers. Soulagée, Peu lâche tout et s’écrase au sol dans un bruit mat. Elle n’avait pas pensé ces dalles de pierre si dur. Elle ne prend même pas le temps d’avoir mal et se relève, assommée. Fuir. Le plus vite possible. Dans une démarche de faon apprenant à marcher, Peu s’engouffre dans la nuit noire. En tâtonnant elle tombe sur une carrosserie. La camionnette ! Peu se glisse à l’intérieur du véhicule. Père Mathieu lui a montré comment démarrer la vielle deux chevaux du couvent sans clefs, une fois, le jour où sœur Annabelle avait décidé de se suicider en les avalant… C’est maintenant qu’il faut s’en souvenir. Peu se jette sous le volant et fouille dans les fils qui pendent. « Le fil bleu avec le fil bleu et le fil rouge avec le fil rouge… » se souvient-elle triomphante… (« A moins que ça ne soit dans La grande vadrouille… ») Naturellement habile, Peu parvient à démarrer la voiture. Plein phare, elle embraye dans un bruit de tonnerre et passe la 1ère. Elle quitte la cour en trombe et tourne sur la grande route juste à temps pour apercevoir Aurélien agitant les bras devant l’entrée. « Adieu bel homme, mon heure n’était pas venu, ainsi Dieu l’a voulu… » Peu se sent grandi d’une force nouvelle, elle a résisté à la tentation et se sent plus femme que jamais.
Ce nouvel affranchissement de l’empêche pas de constater que sa conduite est plus que pitoyable. Ne sachant ni allumer les phares ni passer la 2ème vitesse, Peu se contente de rouler au fond de la 1ère, une roue dans la pente du ravin longeant la route. Rien ne l’arrêtera. Peu roule ainsi des heures. La fatigue l’engourdit. Elle chante des « Ave Maria » pour se tenir en éveille. Il lui arrive parfois, elle ne le confessera que plus tard, de fredonner un air de Britney. Encore une femme forte qui a su refuser de s’offrir avant le mariage. C’est du moins ce que pense Peu l’ingénue… Elle entame un nouveau couplet de « Oops I did it again » lorsque tout à coup un violent choc retentit dans un bruit de tôle ondulée.
La camionnette bascule dans le ravin, Projetant Peu contre le volant…Sonnée, elle ouvre ses yeux avec peine, mais juste assez pour apercevoir la silhouette d’un corps de femme……nue ?!!!…
09 avril 2007
Une DS fait des pâtes...
Les pâtes
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Le jour où Peu s’est enfuie de son couvent
Au prix de brûlures certaines, Peu réussit à s’extirper dehors, sur le toit. Elle prie pour que la nuit soit avec elle…
Episode 8 : Et si Dieu aimait rire un peu ?Peu récite trois « Pater Noster », et s’élance en rappel contre la façade de la maison. Pater noster, qui es in caelis. Elle s’agrippe fort à la couverture qui lui sert de cordage. Celle-ci semble bien supporter son maigre poids. Sanctificetur nomen tuum. Elle lâche du mou petit à petit, maîtrisant parfaitement son escalade. Ses pieds nus agrippent la pierre grise du mur. Adveniat regnum tuum. La nuit est silencieuse. Peu descend doucement. Fiat voluntas tua. Ses bras tremblent sous la douleur, mais Peu continue de glisser le long de la corde, imperturbable. sicut in caelo et in terra. Le sol n’est plus qu’à deux mètres maintenant, elle pourrait presque sauter de là où elle est. Panem nostrrrrr…… Une porte claque. Peu tressaille. C’est celle de l’entrée, juste en dessous d’elle. Aurélien en sort. Elle devient livide. Il sort un paquet de tabac de sa poche arrière et commence à rouler une clope. Il ne l’a pas vu. Il ne la voit pas, elle, qui a moins d’un mètre au-dessus de lui, concentre toutes ses forces à ne pas lâcher la corde. Ses doigts de pieds se crispent sur la roche. Elle les sent lâcher prise peu à peu. Le petit doigt d’abord, puis chacun de ses doigts de pieds jusqu’au pouce ! Plus rien ne la retient au mur. Agrippée à la corde, elle bascule silencieusement et se retrouve la tête en bas. Ses cheveux touchent presque ceux d’Aurélien qui fume en regardant la campagne. Peu retient son souffle. Dans cette position de chauve souris, le sang lui vient à la tête dans un picotement intense. Tenir. Tenir assez longtemps pour ne pas être repérée. Soudain Peu sent quelque chose bouger dans sa poitrine. Mon Dieu. Elle étouffe un cri. Sa chaîne est en train de glisser. Elle sent son pendentif couler entre ses seins. Ses deux mains serrent fort la couverture, elle ne peut pas arrêter la descente de ce fichu collier ! Désespérée, elle entreprend de contracter ses seins pour coincer le médaillon. En vain :peu habituée à cet exercice, elle ne parvient pas à serrer assez fort sa poitrine pourtant généreuse. Sa petite médaille à l’effigie de Sainte Rita, la patronne des causes désespérées glisse lentement mais sûrement. Sainte Rita, c’est maintenant ou jamais. Personne ne l’entend et Sainte Rita loge maintenant dans son cou. La chaîne est trop grande, elle va la perdre ! A bout de forces et d’idées, Peu se dit qu’elle ferait peut-être bien d’abandonner. Abandonner ? Et s’offrir à lui ? Jamais ! La chaîne glisse pour de bon et se détache de son cou. Avec une adresse incroyable, Peu rattrape le médaillon au vol et le coince entre ses dents. La chaîne stoppe sa chute juste à temps, caressant presque le front d’Aurélien qui finit sa cigarette… Pendue par les bras à une corde de couvertures, à 2m du sol, les fesses en l’air, la tête en bas, les cheveux aux vents et sa médaille entre les dents, Peu se dit que Dieu cherche peut-être à lui faire payer quelque chose… Elle ne lui soupçonnait pas un tel sens de l’humour…

















